Retour sur le Festival Plein Sud 2011

LA PROGRAMMATION TOUT PUBLIC

Le festival 2011 aura une fois encore été le « théâtre » de temps forts et riches en rencontres et en échanges :

– La soirée d’ouverture a permis à la troupe fil rouge d’avoir « pignon sur scène » au Logis de Sorlut après le défilé de mode qui attire toujours du monde. Belle première soirée.

– La soirée littéraire a été l’un de ces moments riches et unanimement appréciés, en résonance presque simultanée avec l’actualité des pays du Maghreb. Les écrivains, Souad Belhaddad et  Tahar Bekri, complémentaires, la lecture d’extraits de leurs œuvres par des membres du public, la présence de Salih, artiste calligraphe qui travaillait « en direct », tout a concouru à donner à cette soirée une atmosphère quasi magique qui nous laissera un sentiment de plénitude et de chaleur humaine rares.

– La soirée contes avec Mamadou Sall aurait certes gagné à plus de proximité avec le conteur. Nous devrons réfléchir à ce qui pourrait rendre encore plus conviviale cette soirée réservée aux familles et favoriser encore l’échange avec le conteur. Que ce soit en animation de village ou en spectacle à l’extérieur, Hamadoun Tandina a séduit son public par son humour et sa verve.

– La séance de cinéma en partenariat avec le CRPC a attiré un public nombreux avec la projection de « Teza » de Haïlé Gérima : un film riche tant par les contenus que l’approche cinématographique et que plusieurs parmi nous aimeraient revoir pour mieux le situer dans le contexte d’une Ethiopie contemporaine, dans ses drames et dans ses espoirs. Bonnes séances scolaires également, dans un local mieux adapté aux projections que les années précédentes.

– CinéSud a connu en mars à Meschers une belle sélection de courts métrages originaires de divers pays d’Afrique. Le public habituel de CREA n’a pas toujours suivi vers la Passerelle. L’équipe a toutefois apprécié les installations qui ont permis la tenue du bar et de la restauration festival.

– Les concerts en Plein air : Les groupes étaient de qualité et ont été appréciés de ceux qui sont venus les écouter, mais le déficit de fréquentation important de ces concerts de plein air interrogent : Faut-il les maintenir sous cette forme ou ne vaut-il pas mieux revenir à des formules plus « modestes » dans la salle de spectacle de Sorlut ou imaginer une formule «soirée cabaret » avec dîner, en salle ou sous chapiteau ?

– Le sommet de Cozodougou sur les territoires convoités continue de susciter l’intérêt du public qui cherche à comprendre les grands enjeux économiques, voire politiques qui nous lient à l’Afrique. De même les forums qui, cette année, ont eu lieu au cœur du village, sous la tente ou dans la salle de spectacle ont montré combien le débat a toute sa place auprès du public. Dans ce
cadre, on a pu apprécier la contribution des « porteurs de paroles » de l’association Survie qui ont fait émerger les représentations de visiteurs sur le thème du Sahara.

– Les stages : à noter le succès particulier du stage calligraphie, qui était une nouveauté. L’équipe suggère pour une prochaine édition, de l’étaler sur deux ou trois séquences afin de maintenir la concentration nécessaire. Peu de demandes sur le stage de cuisine, par contre, celui de danse a ses fidèles puisqu’il approchait les 30 participants.

– Les animations de village : Outre les animations offertes par les groupes sur la petite scène centrale, on retiendra particulièrement les démonstrations autour de la « dune » … entre préparation et cuisson du pain dans le sable, les démonstrations des artisans, les visiteurs ont pris et apprécié le temps …Pour rendre le village plus vivant encore, l’équipe évoque la possibilité de commencer à l’avenir les animations dès 11h le matin (conte, par exemple).

– Enfin, la fête de clôture a permis la découverte d’un jeune talent nouvellement arrivé en Pays Royannais, Suzanne, originaire du Burkina Faso. Le festival ne perdra pas de vue cette jeune chanteuse qui, pour une « première », nous a donné un aperçu des thèmes qu’elle défend : l’éducation et la scolarisation des jeunes…

 

 

LA JEUNESSE

Le coût élevé des transports pour les écoles a amplifié le nombre de décentralisations, et amené un peu moins d’enfants sur le site. 26 établissements ont été concernés, soit 94 classes et 2340 enfants. Nous avons eu le plaisir de retrouver les établissements scolaires de Cozes pour qui le festival est occasion de découverte. L’école publique et le Collège Les Vieilles Vignes se sont d’ailleurs engagés dans la participation à l’exposition concours des jeunes sur le thème du Sahara.

Des aides venant d’autres associations ont été très appréciées : l’association « Lire et faire Lire » à l’espace Karango ainsi que des bénévoles de « l’Arbre Vert » aux jeux du monde.

 

LES EXPOSITIONS

L’exposition jeunesse est toujours très riche et permet aux groupes d’explorer les différences culturelles. Un vrai travail de recherche et de réflexion conduit à la création plastique, quel que soit l’âge.

« Le désert n’est pas vide » : Chapeau à l’équipe qui a travaillé cette année sur le thème « Le Sahara, des hommes et des cultures ». La qualité et la richesse des informations recueillies ont permis à un grand nombre de personnes (petits et grands), de se plonger au coeur du désert et ont nourri leur volonté de savoir. Cela a représenté à la fois un travail de fourmi et un travail titanesque. Sur le fond comme sur la forme, merci aux nombreux bénévoles qui se sont engagés pour la construire. Merci aussi à tous ceux qui se sont proposés pour en tenir les permanences. C’est par les échanges croisés qu’ elle a vu le jour. Elle voyage encore aujourd’hui pour conquérir et nourrir de nouveaux publics.
Location de l’exposition : contacter le festival Plein Sud.


Créations des centres socioculturels : Pour la première fois cette année, la venue de certains centres dans le cadre de la rencontre s’est appuyée en amont sur un travail d’approche du thème et la création d’oeuvres qui ont pu être exposées à la calebasse.