Histoire d’une rencontre : Mamadou Ouattara et le festival Plein Sud.

Mamadou est un vieux routier du Festival Plein Sud.
En effet il fait partie des premiers membres bénévoles et il a trouvé à Cozes sa première famille d’accueil en France.

Originaire du Burkina Faso, Mamadou arrive au début des années 1980 à l’Université de Toulouse où il passe avec succès le DEUG, la Licence, la Maîtrise et le DEA en sociologie. Responsable des étudiants pendant de longues années et très intéressé par les questions culturelles et de développement, il s’investit dans des ONG travaillant avec l’Afrique. La rencontre avec Michel Giraudot, enseignant au Collège de Cozes,  en 1992 va déterminer son engagement à « Plein Sud ». La  philosophie du Festival , échanges entre le Nord et le Sud de manière vivante enchante Mamadou. Se pose alors la question, « comment participer ? »

Pourquoi ne pas organiser une rencontre entre les étudiants africains et  l’équipe sportive de Cozes ? Cette idée plaît à ce grand amateur de football. Ainsi fut fait et une dizaine d’étudiants de Toulouse débarquent à Cozes où ils se retrouvent avec de nombreux autres venant de Poitiers, Tours, Paris, etc…Plus d’une trentaine d’étudiants qui, du fait d’un manque de moyens ne pouvaient se voir régulièrement , se trouvent réunis grâce au festival.

Chacun a dans son sac quelques secrets ; les uns les contes de leur enfance, d’autres jouent des percussions, d’autres connaissent des danses de leur terroir et d’autres encore savent parler des réalités politiques, sociales et culturelles de l’Afrique. Autant de choses à partager avec les Cozillons. Les élèves, les enseignants du Collège de Cozes avaient un désir réel d’établir des liens avec ceux du Sud… Ainsi est né le Festival.

Puis, accueilli à Bordeaux dans une nouvelle famille dont il devient l’aîné respecté des 7 enfants ; il prépare un doctorat en anthropologie,  travaille à l’IFAID, Institut de formation  pour le développement et  continue de s’investir dans le festival . En 2006, après tant d ‘années de partage il annonce son retour au Burkina pour gérer avec des amis un Institut supérieur d’Administration et de Management ; quelle grande tristesse chez tous ses amis, nombreux à Cozes et à Bordeaux !
Et, il nous l’a dit, « même loin, son cœur bat toujours à chaque édition du Festival Plein Sud »